Big Mama (Rock/Ska/Reggae/Funk)

Puissant, sincère, survolté, épicé parfois, nerveux souvent, le Big Mama Style, c'est de l'énergie pure qui, au fil des chansons, semble vouloir affirmer une vraie identité.

 

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Mi nostalgique dans Salélodénouye, une recette généreusement cuivrée du temps qui passe ("maintenant c'est dégueulasse, impossible à bouffer... "), mi-hargneuse dans Mr Durand, portrait taillé dans du gros son à grand renfort de guitares colériques, de ce que l'éducation Nationale peut faire de pire de notre précieuse jeunesse, Big Mama quitte son enfance pas à pas.


Si la petite tribu grandit, elle ne perd heureusement rien de son enthousiasme et de son humour : ça se moque dans Silly Conne, une pathétique histoire de déconvenue amoureuse aux accents ragga, aux rythmes jungle et aux claviers 70's ; ça fait peur comme au cinéma dans Godzilla Dub et, avec la misérable dérive d'un individu fortement chargé en quête d'un improbable Dancefloor techno,ça groove sévèrement !

 

Même en prenant de la bouteille (!), le groupe ne renie pas ses engagements mais enfonce le clou comme dans un pour tous ("Vampires et faux prophètes") ou dans la version reggae nonchalant du droit à la paresse, Moin pa ka travaillé, ("je ne suis pas de ceux qu'on appâte, qu'on approche et qu'on achète").

 

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Reste qu'avec leur hommage électrique à la Mano Negra, Bala Perdida, où ils se révèlent être franchement à la hauteur de leur groupe fétiche, et avec le tubesque" Rivé au zinc", chanson reggae mélodique aussi lancinante que l'ivresse, "je veux être ivre, y'a que ça de vrai, mourir libre et sans regret", Big Mama signe élégamment son passage à l'âge adulte.

 

Alors "Monte le son, start up la messe, big style et pas de faiblesse !"

 

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Rock'n'roll karma  2006

Opération dance floor  2002

Awaneutchize  2000