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| Les Wriggles (Humour Musical) |
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Cela fait déjà une petite dizaine d'années que les Wriggles sèment leurs chansons impertinentes aux quatre coins de l'hexagone.
Club des cinq infernal, musiciens autant que comédiens, ils ont mis au point une formule qui renouvelle de fond en comble la chanson humoristique, et qui est basée sur une combinaison de textes désopilants, d'airs entraînants, et une présence scénique unique. Il y a derrière tout ça de multiples talents : un travail d'écriture, des refrains bien choisis qui ressemblent aux comptines de notre enfance, et un sens du spectacle qui passe par des sketches et des chorégraphies réglées au millimètre.
Fonctionnant à la manière d'un collectif qui s'autorise des escapades en solitaire (cirque, théâtre ou cinéma) les Wriggles sont avant tout cinq individus : Christophe Gendreau, Stéphane Gourdon, Antoine Réjasse, Frédéric Volovitch et Franck Zerbib sont de très jeunes trentenaires qui sont passés par l'école de la rue Blanche à Paris. Ils se présentent sur scène tout de rouge vêtus, t-shirt et salopette, avec.quelques guitares sèches en guise d'orchestre ! Passés maîtres dans l'esthétique du détournement et de la provoc', ils prennent un malin plaisir à donner vie à des personnages successifs et à imaginer des situations, pour y surprendre un trait ou une attitude dont ils vont se moquer (au mieux) ou qu'ils vont fustiger (au pire). La démarche pourrait sembler bête et méchante mais en réalité elle s'assimile à une contestation salutaire, une façon de résister à la pensée unique qui fait du bien en ces années de morosité raffarinesque et de nivellement par le bas ! Comme le dit un Wriggles dans une interview, « on fait des chansons drôles qui obligent à réfléchir ».
Mais s'il est exact de parler de chanson humoristique, il serait en revanche restrictif de les comparer à qui que ce soit d'autre. On peut juste évoquer les V.R.P. pour l'énergie, Sttellla pour le côté loufoque et corrosif, et les Frères Jacques pour l'art du mime, les costumes et les harmonies vocales. Et ajouter que les Wriggles sont à la croisée de plusieurs publics, celui du rock indé alternatif mais aussi les amateurs de café théâtre, les accros à la bande dessinée satirique, et les nostalgiques de l'agit-prop'. Ce n'est pas pour rien que leur nom vient du verbe anglais « to wriggle » qui signifie se tortiller, se trémousser, gigoter, un mot qui peut se traduire pour eux par « ceux qui ne se tiennent jamais tranquilles ».
Alors que leurs premiers albums étaient plutôt des transcriptions de leur travail sur scène, les Wriggles ont décidé de se remettre en question. Les nouvelles chansons de « Moi d'abord », leur nouvel opus, ont été arrangées et produites en studio par Philippe Eidel avec quelques instruments supplémentaires qui vont élargir la texture sonore de leurs univers. Ensuite, une tournée de cinquante concerts s'est montée pour que l'album et le nouveau spectacle vivent sur scène. Tout ça pour notre bonheur et pour que la parole citoyenne de ce groupe à part puisse continue à vivre ! Pas de doute, 2005 sera l'année des Wriggles.
La Cigale 2003
Justice avec des... 2005 Ah ben ouais mais bon 2002 |



